



PAR VIRGINIE PRUVOST lens@info-artois.fr
PHOTOS ÉRIC JANICZEWSKI (CLP)
Ils sont au moins une centaine, accompagnés de leurs familles à prendre place dans les salons du stade Félix-Bollaert. Loin des strass et paillettes qui emplissent au même moment le Palais des festivals à Cannes, cette 7e cérémonie des Gaillettes d'or, initiée par le Club 100, fédérant depuis dix ans, les partenaires économiques du RCL, s'apparente davantage à la consécration d'une année d'efforts pour de jeunes qui n'aspirent qu'à devenir footballeur professionnel. « Pour le Club 100, notre récompense, c'est votre présence » annonce le président François Georgel, avant de dédier cette soirée à Jean Pomart, président de l'Association du RCL, décédé récemment. « Le but de cette cérémonie, poursuit Georges Tournay, directeur du centre de formation lensois, est de mettre à l'honneur ces jeunes qui incarnent les valeurs du club. J'ai d'ailleurs une pensée pour Thimothé Kolodziecjzak et William Rémy, en équipe de France des moins de 17 ans, qui vont disputer la finale de l'Euro. »
Toutefois l'accès au monde professionnel ne repose pas uniquement sur les résultats sportifs. C'est un des messages qu'a transmis l'ensemble des organisateurs de la cérémonie et acteurs du centre de formation. Ainsi lors des reportages sur les différents nominés, projetés lors de la soirée, plusieurs phrases se répètent : « Il n'a jamais d'état d'âme », « il est toujours d'humeur égale ». Les efforts consentis par ces jeunes ont été longuement mis en évidence : « Il a dû quitter sa famille. Ce n'est pas évident à son âge », « si on ne fait pas de sacrifice, on ne peut pas y arriver », « les résultats scolaires sont essentiels »... Mais à en croire le sourire de satisfaction qui accompagnait leur montée sur scène, ces jeunes sportifs ont bel et bien l'envie de se donner les moyens d'accrocher leur rêve. « Nous allons appeler les nominés, annonce Dominique Régia Corte, Mais attention, cela ne veut pas dire que ceux qui ne sont pas appelés sont nuls ! Loin de là. Ceux qui ne sont pas appelés doivent continuer leurs efforts et surtout ne pas se décourager.
» La ténacité. Un autre enseignement de cette soirée repris par Serge Doré, pour le mot de la fin : « Nous sommes à 76 heures d'une échéance délicate. Depuis que je connais Gervais Martel, je ne l'ai jamais vu aussi calme qu'actuellement. Il est tellement malheureux... Alors quand on est capable de battre Lyon et Nancy la même semaine, on peut battre Bordeaux. On ne va pas s'arrêter maintenant. On va se battre ! Ensemble ».
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